RIEN A FOUTRE !
" Qu'est-ce que j'en ai rien à foutre de X?" c'est sur cette abrupte constatation du bâtonnier Philippe Meyssonnier
que la séance du conseil de discipline fut levée. Ce 20 février en effet, au siège du conseil de l'ordre de Lyon, 40 rue Bonnel,
la présidente reprochait à M° Bel son manque de courtoisie...
Cette question dont seul il peut connaître la réponse, le bâtonnier l'avait était adressée à M° Bel qui s'étonnait
qu'ait été jugée "inopportune" sa plainte contre M° X qui aurait gagné un procès en produisant des faux,
pièces non communiquées de manière contradictoire à la partie adverse qui n'a pu en prendre connaissance malgré sommation
délivrée par huissier.
Assurément, aux cours de justice, le bâtonnier préfère celles de récréation, ses propres termes au cours de l'audience,
tant lui semblait infantile la querelle entre deux avocats qu'il avait de son chef portée devant le conseil de discipline
sans déceler la contradiction entre l'importance de l'organe ordinal et la médiocrité du débat qu'il lui imposait.
Certes, cela ne redore pas l'image du barreau, ce qu'a souligné le bâtonnier qui le 10/01/2012 affirmait:
"Avec les membres du conseil de l'ordre, nous garantissons le respect déontologique" ( LE PROGRES). Mais comme dans
toute cour de récréation il y a des punis: privé de déontologie pour cette plainte inopportune!
Lorsque la déontologie joue la fille de l'air, elle chante l'Arlésienne sur les vers de Mistral et le justiciable hue.
Les vents coulis firent refluer un contentieux évoqué par M° BEL dans ses conclusions mais que le conseil de discipline
n'entendait pas examiner bien que consubstantiel à des condamnations antérieures pourtant notifiées dans la citation.
Notamment sa première condamnation en conseil de discipline mentionnant un témoignage qui s'est démontré être un faux, encore un,
le bâtonnier de l'époque interdisant à M° Bel d'en poursuivre l'auteur. Ou sa deuxième adoucie d'un sursis,
le bâtonnier suivant ayant demandé à M° Bel, sur lequel il aurait selon lui fait pression, des pièces de la défense qu'il
a transmises à la partie adverse, communication qui, toujours selon M° Bel aurait bénéficié à l'adversaire ayant vu sa
condamnation ramenée de 200 000F à 20 000F.
L'article 43 de l'ordonnance du 22 décembre 1958 portant Loi organique relative au statut de la magistrature dispose que
"tout manquement par un magistrat aux devoirs de son état, à l'honneur, à la délicatesse ou à la dignité, constitue une faute
disciplinaire. " L'honneur, la délicatesse, la dignité? Rien à foutre!
Le vulgum justiciable que je suis ne comprend pas... Ah si, peut-être, la première condamnation de M° Bel, une
interdiction provisoire d'exercer, l'empêcha de plaider une affaire qui aurait pu être liée au système de financement
occulte du maire de l'époque dont M° X était l'avocat...
Vrai ou pas vrai? Allez, Rien à foutre!
Le père PLEX